Profession : boulangères

Cet article de Violaine Ballivy est paru dans le journal La Presse en date du 6 mars 2017.

La profession de boulanger se conjugue encore largement au masculin aujourd’hui, même si les femmes semblent de plus en plus déterminées à s’y faire une place. Trois d’entre elles racontent leurs parcours fort différents.

BÉRANGÈRE THOUILLE, LA LABORANTINE

« Eh bien, avoir su, j’aurais embauché plus souvent des femmes… »

Combien de fois Bérangère Thouille l’a-t-elle entendue, cette phrase  ? « Trop », tranche-t-elle. En France, où elle a suivi sa formation, puis au Québec, où elle s’est construit un solide curriculum vitae, elle a toujours senti que sa féminité était a priori un obstacle. « Il faut faire davantage ses preuves auprès de ses collègues et de ses employeurs », constate-t-elle. Le plus souvent, on craint que les muscles ne suivent pas, car malgré l’utilisation de pétrins électriques, « c’est encore un métier très physique, remarque-t-elle. Les poches de farine ne font plus 50 kg comme avant, mais tout de même 20 kg, il faut décuver les pâtes (c’est-à-dire les retirer des pétrins) : on porte des charges assez lourdes toute la journée alors c’est rare de trouver des petits gabarits qui font ça ».

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